
Quand on évoque les grands noms de la boulangerie parisienne, celui de Jean-Luc Poujauran revient régulièrement, souvent à côté de Poilâne ou d’Eric Kayser. Il a marqué les années 1980 à 2000 par un pain exigeant, très recherché par les tables gastronomiques. Cet article retrace son parcours, son savoir-faire et ce que l’on sait de son activité actuelle.
Jean-Luc Poujauran est un artisan boulanger-pâtissier installé à Paris, dans le 7e arrondissement, où il a bâti sa réputation. Il est connu pour son pain au levain, son travail des farines et une approche très artisanale de la fermentation. La presse l’a longtemps présenté comme le boulanger des restaurants parisiens et des grands chefs.
Son nom reste associé à la rue Jean-Nicot, adresse où sa boulangerie a attiré une clientèle de quartier, mais aussi des professionnels venus chercher un pain de très haut niveau. Sa notoriété a dépassé les frontières : des médias et blogs américains l’ont décrit comme un boulanger-pâtissier parisien par excellence.
Poujauran en trois repères
Une boulangerie dans le 7e arrondissement, un pain au levain réputé, une clientèle de grandes tables. Pour le reste (adresse, horaires, présence sur les marchés), les informations évoluent : mieux vaut les vérifier avant tout déplacement.
Poujauran fait partie de cette génération d’artisans qui ont redonné ses lettres de noblesse à la boulangerie parisienne à partir des années 1980. À l’époque, le pain industriel domine encore et la baguette courante a perdu beaucoup de caractère. Lui choisit de revenir à des méthodes plus lentes, à des farines de qualité et à des cuissons soignées.
Sa boulangerie de la rue Jean-Nicot devient vite une référence. Des restaurants parisiens, dont plusieurs tables réputées, s’approvisionnent chez lui, ce qui lui vaut son étiquette de boulanger star des chefs. Ce lien avec la restauration a beaucoup contribué à sa légende : un pain servi sur de grandes tables gagne mécaniquement en prestige.
Après plusieurs années d’activité à Paris, il a quitté le devant de la scène, ce qui a nourri une forme de mystère autour de son parcours. Le Parisien a d’ailleurs titré sur sa réapparition, preuve que son nom intéresse toujours le public.

Le cœur de son travail, c’est le pain au levain. Cette méthode repose sur une fermentation naturelle, plus longue qu’avec de la levure, qui donne une mie plus aromatique, une croûte plus marquée et une meilleure conservation. Dans les années où il s’est imposé, ce choix allait à contre-courant, et c’est ce qui a fait de lui un précurseur du fameux « retour en grâce du pain au levain ».
Le pain à l’ancienne fait partie du même esprit. On y retrouve une hydratation généreuse, un pétrissage ménagé et du temps laissé à la pâte pour développer ses arômes. Le choix des farines joue aussi un rôle décisif : une farine bien moulue, adaptée à la fermentation lente, change réellement le goût du pain.
Sa formation de pâtissier explique en partie la finesse de ses produits. Le terme de boulanger-pâtissier, souvent employé pour le décrire, rappelle qu’il maîtrise aussi bien les viennoiseries et les gâteaux que le pain de tradition.
Les portraits de « grands boulangers célèbres » le citent aux côtés de Poilâne, de Christophe Vasseur, d’Eric Kayser ou de Gontran Cherrier. Chacun a sa signature : Poilâne et son énorme miche, Kayser et son réseau international, Cherrier et ses créations métissées, Vasseur et sa boulangerie de quartier très suivie.
Poujauran occupe une place un peu à part. Il n’a pas développé de grande enseigne, et c’est sans doute ce qui entretient son statut d’artisan culte. Sa réputation s’est construite sur la qualité du produit et sur le bouche-à-oreille entre chefs, plus que sur l’expansion commerciale.
D’après la presse locale, il est réapparu sur un marché du Val-d’Oise, où il propose à nouveau ses pains. L’information a retenu l’attention parce qu’elle marquait le retour d’un nom que beaucoup croyaient disparu de la scène. Pour savoir sur quel marché et à quels jours, mieux vaut consulter l’article du Parisien ou les sources locales, car ces présences peuvent changer.
Il intervient aussi lors d’événements professionnels. Son nom figure par exemple au programme du salon du saké à Paris en 2025, ce qui montre un intérêt pour les rencontres entre savoir-faire français et gastronomie japonaise. Des collaborations, notamment avec la Maison Thévenin, sont également mentionnées dans son actualité récente.
Quant à l’ancienne adresse de la rue Jean-Nicot, des fiches pratiques existent encore en ligne, mais elles sont parfois obsolètes. Avant de vous déplacer, vérifiez l’adresse actuelle, les horaires et la présence de l’artisan auprès de sources récentes.
Le regain d’intérêt pour les pains fermentés lentement donne un nouvel écho à son travail. Ce que Jean-Luc Poujauran défendait il y a trente ans, c’est-à-dire du temps, de bonnes farines et un levain bien conduit, est devenu un standard recherché par les boulangers d’aujourd’hui. Ce portrait rappelle qu’il en a été l’un des pionniers à Paris.





